DPE et facture réelle : pourquoi votre bien consomme moins que ce qui est écrit ?

Date de publication : 27/03/2026

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) de votre bien immobilier indique une consommation annuelle de 280 kWh/m2, mais la facture des dépenses énergétiques réelles est bien inférieure ? Devriez-vous contester l’étiquette énergétique attribuée par ce diagnostic immobilier à votre bien ? Non, explique clairement le gouvernement dans une réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 26 février 2026. En effet, les consommations estimées au sein du DPE sont standardisées et ne transmettent pas les habitudes de consommation d’énergie propres à chaque ménage. De plus, cette discordance apparente cache souvent une autre réalité : la privation d’énergie que s’imposent certains occupants de logements énergivores.

Le DPE ne transmet pas la réalité des consommations d’énergie des occupants d’un bien

À la suite d’une question parlementaire sur la fiabilité du DPE, le ministère du Logement a apporté une mise au point importante. Si de nombreux propriétaires de logements constatent que les dépenses énergétiques réelles de leur bien sont inférieures à ce que le DPE indique, cela ne signifie pas que le diagnostic a surestimé les consommations d’énergie.

En effet, il ne faut pas confondre le niveau de performance énergétique d’un bâtiment et la réalité des consommations d’énergie de ses occupants. Le DPE utilise une méthode de calcul conventionnelle pour noter la capacité des logements à être économes en énergie. Cette méthode de calcul, désignée par 3CL-DPE, simule la consommation énergétique d’un logement dans des conditions d’usage standardisées : un nombre d’occupants type, une température de confort prédéfinie et un fonctionnement normal de tous les équipements. Ce scénario de référence, qui harmonise les résultats des DPE, permet de comparer deux logements sur une base identique, indépendamment du fait que leurs occupants réels se chauffent beaucoup ou très peu.

DPE : quand la réalité des factures d’énergie dévoile la précarité énergétique

Le ministère fournit aussi une explication complémentaire à cette différence entre l’estimation du DPE et les factures énergétiques réelles. Dans les logements les plus mal isolés, soit ceux classés E,F ou G au DPE, les occupants qui choisissent de se chauffer moins pour maîtriser leur budget sont nombreux. Certains éteignent le chauffage dans les pièces peu utilisées, d’autres acceptent des températures inconfortables, d’autres encore renoncent à chauffer la nuit. Cette « sous-consommation contrainte » abaisse le montant des factures d’énergie sans que le logement soit devenu plus performant pour autant.

Par conséquent, la différence entre la facture réelle et la consommation conventionnelle ne révèle pas une faille dans la méthode de calcul du DPE. Elle révèle plutôt une réalité sociale, soit la précarité énergétique dans laquelle vivent certains ménages. Dans une passoire thermique, les charges énergétiques à un niveau de confort normal peuvent représenter plusieurs centaines d’euros de plus par mois, d’où la nécessité pour les occupants aux ressources très modestes de faire des sacrifices dans ce domaine.

En résumé, le DPE fournit une image objective de la qualité thermique d’un bien, indépendamment de la manière dont il est occupé. Si vous envisagez de vendre ou de louer un bien, votre diagnostiqueur immobilier Diag Précision Vendée, expert en conseils énergétiques, peut également vous orienter vers des travaux prioritaires pour améliorer son étiquette au DPE et pour réduire, à terme, les dépenses énergétiques réelles des futurs occupants tout en valorisant votre propriété sur le marché des transactions.


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